ablidounac05

Vendredi 23 mars 2007

 

 

 

Un agriculteur est venu l’interroger sur le travail.

 

 

 

 

 

 

Il lui répond :

Vous travaillez afin d’avancer la cadence  et l’âme de la terre car toute personne nonchalente  est celle qui ignore les saisons, et n’est pas adaptée au convoiement de la vie

Qui marche avec majesté et vanité dans l’espace de l’éternité vers l’abusité !

 

 

 

Si vous travaillez, vous n’ etes qu’un flageolot ou palpite dans votre cœur l’aparté des jours qui se transforme en musique perpétuelle.

Et si quelqu’un d’entre vous veut être une canne muette et insonore pendant que tous le monde récitent des chants mélodieux .

 

 

 

 

Je vous dis souvent que le travail est une imprécation et l’effort un désastre.

Quand à moi je vous dis qu’avec le travail vous concrétisez une partie du rêve lointain de la terre,cette partie qui vous a été assignée à la naissance de ce rêve .

Si vous percevrez dans un travail utile votre cœur s’ouvre en vérité sur l’amour de la vie,

Car on ne peut découvrir la profondeur de la vie qu’à travers l’amour du travail.

 

 

 

Et si vous vous  sentiez du mal et vous conviez  la naissance du chagrin et l’armature du corps

D’imprécation fatale tracée sur votre front,Je vous dis en vérité que seul votre effort et application qui peuvent laver ce qui est écrit sur votre front,on vous a dis toujours que la vie est sombre et obscure  et vous l’avez accepte  fièrement.

Je vous dis que  la vie est certes sombre  si elle ne se joint à l’activité,

Et que l’activité est non voyante si elle n’accompagne pas le savoir , ce savoir est stérile en  l’absence du travail,

Et que le travail est futile et sans fruit si n’est pas contigu d’amour ;

Et si vous travaillez avec amour,vous vous tissez des liens entre vous et Dieu.

 

 

 

Qu’est ce qu’un travail avec amour ?

C’est fabriquer un vêtement avec les fils de votre cœur en pensant qu’il sera habille par ton aimé.

C’est construire une maison  avec affection et dévouement sachant qu’elle sera habitée par ton bien aimé.

C’est disséminer des grains avec fidélité et rigueur et les récolter avec plaisir et volupté comme s’il était déguster par ton bien aimé.

C’est bourrer ton travail avec un souffle de ton âme ,

Et que les défunts bienfaiteurs veillent autour de toi par contemplation.

depuis toujours je vous ai entendu soliloquer comme dans un sommeil onirique en disant :

« Ce qui sculpte le marbre,la pierre dure et obstruée est pur et plus éminent qu’un laboureur qui travaille la terre.

et celui qui convenait les couleurs de l’arc-en-ciel pour les  transformer en forme humaine

Est meilleur a celui qui nous fabrique des chaussures a nos pieds .»

Cependant je vous dis non dans mon rêve mais en plein éveil du jour que le vent n’interpelle pas les immenses chênes avec un ton doux qu’au plus méprisé des fines herbes ;

Et le plus insolant celui qui transforme primauté du vent en ode tendre et onctueuse par admiration.

 

 

 

oui, le travail est l’image distincte de l’amour

Et si vous n’arriviez pas à travailler avec amour et que vous vous sentiez fastidieux ou monotone

Vaut mieux abondonner votre travail et aller quêter la charité des travailleurs fiers et apaisés.

Car, si vous panifiez un pain sans goût du travail ce pain n’assouvi qu’une demi-faim.

Et si votre ferveur à bafouer la vendange est tiède,cette tiédeur t’a instillé du venin dans le  vin  .

Et si vous avez  récité des chants comme des anges et que vous  n’aimiez  pas  être chanteur vous ne faites qu’assourdir les oreilles des gens les chants du jour et les chants de la nuit.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

 

 

 

 

 

Je vais chanter la terre de toute choses,aux solides

Fondements,la très vielle ,qui nourrit sur la surface du sol tout ce

Qui existe ;tous les êtres qui parcourent le sol divin,ceux qui

Parcourent la mer et tous ceux qui volent,tous sont nourris de tes

Richesses.C’est de toi que naissent les beaux enfants et les belles

Récoltes,vénérable Terre ,c’est toi qui as la charge de donner la

Vie et de l’enlever aux mortels ;heureux celui que tu honores de

Ta bienveillance,car il possède tout en abondance.

 

 

 

                                                                       Hymne homérique

 

 

 

 

 

 

…Je regardai sans parler,les plis du sable sous la lune.

_Le désert est beau,ajouta –t-il.

Et c’était vrai.J’ai toujours aimé le désert.

On s’assoit sur une dune de sable.On ne voit rien.

On n’entend rien.Et cependant quelque chose

Rayonne en silence.

_Ce qui embellit le désert,dit le Petit Prince ,

C’est qu’il cache un puits quelque part.

 

 

 

 

 

 

                                                           Antoine de Saint-Exupéry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pluie fécondante se déversa

Sur la plaine désertique,

Surgissant comme un marchand yéménite

Chargé d’étoffes colorées.

 

 

 

                                                           Imrou Al-Qais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces potiers qui plongent constamment leurs doigts

Dans l’argile,qui emploient tout leur esprit ,

Toute leur intelligence,toutes leurs facultés à

La pétrir,jusqu’’à quand résisteront-ils à la fouler de

Leurs pieds,à la souffler de leurs mains ?

A quoi pensent-ils donc ?C’est cependant de la

Terre de corps humains qu’ils traitent ainsi.

 

 

 

                                                           Omar Khayam

 

 

 

 

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Lundi 16 avril 2007

SAFI d'antan

 

 

 

A l?exception de rares documents, énigmatiques ou problématiques, nous ne disposons d?aucune source ou vestige surs, dignes d?être relevés et qui témoignent d?une activité concernant directement la ville à l?époque antique. Le dépôt monétaire de pièces romains trouvées dans la région et frappées à l?effigie de l?empereur valentinien, les fragments d?architecture, également romains, ne suffisent pas pour plaider en faveur de l?existence d?une ville sur le site.

 

Avant les romains,la cote de Safi a,par contre sûrement été fréquentée par les carthaginois ,comme cela est attesté par les fameux périples d?Hannon ;Mais le texte de ce périple pose,comme on le sait ,le problème très débattu de l pose,comme on le sait ,le problème très débattu de l?identification des lieux cités  .Si des vestiges carthaginois se trouvent,au nord comme au sud de la ville ,on ne sait comment les relier à l?existence hypothétique d?un port .

 

Ainsi en est il des cippes et des sarcophages taillés dans la pierre, qui existent encore sur la plage du cap Beddouza (ex cap cantin).

 

Au sud de l?actuelle ville, à jorf lihoudi, le pied d?une statue géante, de facture carthaginoise semble-t-il, fut découvert vers 1950 et déposé en musée archéologique de rabat .cette statue, qui a peut être été dressée sur la falaise de « jorf lihoudi »pourrait avoir contribué à fixer sur  place ce culte de géants, traditionnellement rendus par les musulmans et les juifs à la fois,à la tombe de douze mètres portant le nom de sidi danien .Survivant biblique liées à l?installation

 

Sur cette falaise d?une communauté juive ? Souvenir de la fréquentation de cette cote  par les

 

Marins carthaginois ?

 

A l?arrivée des arabes, une autre tradition que nous citons pour mémoire rapporte que le fameux conquérant Oqba ibn nafi?, gagnant l?océan atlantique au bout de sa randonnée en Afrique du nord (676-677), aurait poussé à Safi son cheval dans les flots et, les mains au ciel, se serait écrié : O allah ! Sois témoin que j?ai atteint la limite du possible. Cette invocation,

 

Attestée par les plus anciens chroniqueurs de la poussée arabo-musulmane (ibn abd al-hakam au XIéme siècle et al-maliki au XIéme siècle) ne mentionne pas la ville ; cela a ouvert la voie large aux extrapolations tant et si bien que plusieurs ports atlantiques marocains s?approprient l?invention de Oqba

 

Laissons chacun rêver sur les titres de noblesse hystérique de sa cité et regardons de plus prés les faits à partir du XIéme siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par bounacer
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Lundi 16 avril 2007

Ce qu’il faut savoir

 

 

 

 

Un de vos bons amis est arrivé aujourd’hui à  une très belle situation ; ses efforts persévérants

 

ont été couronnés de succès.Vous dites en parlant de lui : « je suis très heureux d’apprendre que Marwane jouit enfin d’un bonheur mérité, car il a du assez longtemps

 

 

Manger de la vache enragée »,

 

 

Expression signifiant que mon ami a eu beaucoup de fatigues à supporter et beaucoup de privation à endurer.

 

                                                            -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

 

 

Deux hommes se disputent et bientôt en viennent aux mains.

A un moment donné l’un reçoit un coup de poing en pleine figure ; Il ne voit plus rien et tombe à la renverse.

On dit de lui

Qu’il a vu trente-six chandelles !

 

 

-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

 

La famille de votre voisin a beaucoup de difficultés pour vivre avec le salaire du père, car il y a cinq petits enfants ; aussi est-elle souvent dans une position gênée,

 

 

Elle tire le diable par la queue.

 

 

-=-=-=-=-=-=-=-

 

Vous avez vendu des marchandises à un client ;ce dernier promet chaque jour de vous payer,mais ne s’exécute pas ;il vous leurre de belles  paroles,de belles promesses,

 

Il vous paie en monnaie de singe

 

 

-=-=-=-=-=-=-=-

 

Vous connaissez une personne dont la santé très compromise, loin de s’améliorer, s’aggrave de jour en jour.

 Vous dites en parlant de cette personne :

 

Elle file un mauvais coton.

 

-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

Un jeune homme, célibataire, vit dans sa famille .Il a un emploi,qui lui procure un beau traitement .il est bien soigné par ses parents,il a tout à souhait,

 

Il est comme un coq en pâte.

 

-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 17 avril 2007

L'art du feu  

 

  

 

Aujourd’hui c’est surtout la poterie qui continue à prospérer.

 

 

 

 

La ville est toujours l’un des centres influents de ce qu’il est convenu d’appeler שּ l’art du feu שּ

 

 

 

 

Par un dédale de chemins escarpés et sinueux, le promeneur peut accéder à l’une de ces collines baignées de lumière ou les potiers, depuis fort longtemps, se sont installés dans une fourmilière d’ateliers et de fours .c’est là que la tradition de leur activité se transmet encore de

 

 

 

 

Génération en génération.

 

 

 

 

 

 

 

 

☼☼☼☼☼☼

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 24 avril 2007

La mort abolit-elle le sens de notre existence?

 

 

 

 

 

 

 

 

Abolir: effacer, réduire à néant, détruire, supprimer

 

 

sens :orientation,comme,direction;Signification ;Acception.

Notre  sens est la réalité intelligible qui éclaire notre existence,qui nous appartient car c'est nous qui choisissons le sens par l’existence le fait de surgir dans le monde, pour y construire sa figure comme roman de sa vie.

 

 

 

 

 Comme vision fictive, associant un ensemble d'allusions également à travers l’œuvre de Jibrane  le thème de la mort,  amena autant une atteinte de perception ontologique et symbolique.

 

 

Evénement courant, le plus certain de tous.

 

 

Il y a trois choses pires que la mort: le regret du passé, la crainte du futur et l'oubli du présent.

 

 

Il ne s'agit pas ici d'instruction télépathique, mais de simple méditation. Souhaiter qu'on soit mort ou voir un mort est en général traduit comme une égide bienheureuse pour le défaillant ou pour l’individu qu'il voit distinctive de l’existence :

 

 

·         Comment la fin d'une existence incarnée pourrait-elle faire quelque chose! Comment pourrait-elle faire autre chose que de fixer définitivement le sens de cette existence, de l'accomplir?

 

 

·         Comment ce qui arrive à la fin peut-il réagir sur un déroulement antérieur, auquel, bien entendu, il n'a pas assisté.

 

 

·         Si notre existence a eu, de par nos projets et notre volonté, un sens (être c'est se faire), comment la mort pourrait-elle effacer ce passé, faire que ce qui a été orienté ne le soit plus?

 

 

Problématique :

 

 

Est-il le même selon que l'on considère l'aspect objectif ou l'aspect,subjectif,de,la,mort?
Qu'en est-il de la mort de l'autre? La réponse est-elle la même selon qu'on admet que l'autre est transcendant, dans l'extériorité ou que la  conscience porte l'autre en,elle?
Qu'est-ce qui disparaît quand on change? Qu'est-ce qui demeure? Peut-on alors dire qu’on  sait ce qu'est la mort puisqu’on  devient sans cesse autre que ce qu’on était ?

 

 

Est-ce de cette disparition dont parle le sujet: disparition du mouvement de l'existence, du sens, du devenir passé comme histoire qui nous a fait ce que nous sommes ou bien d'une disparition totale de ce devenir autre, de cette existence toujours par delà l'essence, de ce projet, de cette temporalisation comme avenir qui va au passé en passant par le présent  qui n'est que la condition du sens?
Origine du sens: être orienté vers ce qui n'est pas encore, se transcender vers le monde, y introduire une signification.

 

 

Du point de vue objectif:

 

 

 La,mort,biologique:Définir :Si la mort est la destruction totale de l'être vivant, alors tout de l'être vivant semble disparaître. Mais tout disparaît-il vraiment? (Le système vivant est finalisé: se nourrir et se reproduire:Qu’est-ce qui échappe à la mort?)
La mort biologique abolit-elle la vie ou participe-t-elle à la vie?

 

 

=> Mais notre existence est-elle concernée par ce sens? En quoi? Le sujet concerne notre existence: c'est de l'existence qu'il s'agit, de la conscience spontanée, réfléchie et morale.

 

 

Aspect subjectif :

 

 

La  mort n'est rien d'observable, c'est l'opaque, car elle marque la fin de la temporalisation, de la conscience qui fait apparaître en s'apparaissant à elle-même.
Par la pensée on 'évoque la mort, la mort: celui qui se rend compte que ses instants sont comptés les trouve précieux, ce qui le renvoie au sens qu'il leur donne: la pensée de la mort serait ce qui introduit le sérieux dans l'existence et donc ne l'abolit pas, chaque fois que l'on sait que le temps imparti est limité.

 

 

 Dans : Les fleurs du mal" de Baudelaire: la mort abolit-elle le sens de l'existence d'un artiste? Ne sommes-nous pas, en quelque sorte, tous des artistes?Mais l'origine du sens de l'existence, n'est-il pas, au fondement de toute transcendance la présence à soi.

 

 

Aussitôt lors que quelqu’un  posture  l'élément de la mort, l’éclairé comprend  l’inquiétude du  circonspect de la mort.

 

 

 

 

 

Dans la conception antique l'âme est considérée comme le principe de vie et de pensée de l'homme.

 

 

L'âme est donc principe d'animation du corps, un corps animé est donc un corps doté d'une âme, une matière vivante et consciente qui en cela se distingue d'une matière inerte

 

 

Pour les anciens il semble donc aller de soi qu'un être vivant et encore plus un être pensant comme l'homme soit considéré comme un corps matériel doté d'un principe de vie et de pensée et de conscience qui est l'âme.

 

 

La distinction de l'âme et du corps ne fait pas problème, elle est posée comme une évidence, comme un fait indubitable sur le quel chacun s'accorde.

 

 

Dans ce sens,Platon dit :

 

 

``Car c'est bien là une chose dont les autres risquent de ne pas avoir conscience. Que tous ceux qui s'appliquent à la philosophie et s'y appliquent droitement ne s'occupe de rien d'autre que de mourir et d'être morts ! Or, si cela est vrai, voici qui serait, conjecture déconcertant : avoir tout au long de sa vie cette unique chose à coeur, et, au moment même où elle arrive, se révolter contre ce que l'on avait précisément à coeur et à quoi on s'occupait depuis si longtemps

 

 

- La mort, pensons-nous que c'est quelque chose ?

 

 

- Oui, assurément,

 

 

- Se peut-il qu'elle soit autre chose que la séparation de l'âme d'avec le corps ? C'est bien cela, être mort : le corps séparé de l'âme en vient à n'être que lui-même en lui-même, tandis que l'âme séparée de corps est elle-même en elle-même

 

 

En effet si l'on peut dire que la mort n'est pas dénuée de sens

 

 

L'idée importante exprimée ici, c'est qu'il n'y a pas de coupure radicale entre la vie et la mort entre vivre et mourir.

 

 

Vivre n'est pas comme le croit le sens commun s'approprier un maximum de plaisir avant que la mort nous les reprenne, vivre c'est aller vers la mort, c'est donc tout autant mourir.

 

 

Pour conclure on peut déduire que :

 

 

Il ne faut donc pas fuir l'idée de la mort sous prétexte qu'elle est triste, mais chercher à la comprendre afin de l'aborder avec sérénité

 

 

Si donc, l'être vivant est vivant parce que son corps est doté d'une âme, c'est-à-dire d'un principe de vie, la mort consiste dans le retrait de ce principe donc dans la séparation de l'âme et du corps. Ainsi dans la mort l'âme reste seule et indépendante.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par bounacer
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