Abolir: effacer, réduire à néant, détruire, supprimer
sens :orientation,comme,direction;Signification ;Acception.
Notre sens est la réalité intelligible qui éclaire notre existence,qui nous appartient car c'est nous qui choisissons le sens par l’existence le fait de surgir dans le monde, pour y construire sa figure comme roman de sa vie.
Comme vision fictive, associant un ensemble d'allusions également à travers l’œuvre de Jibrane le thème de la mort, amena autant une atteinte de perception ontologique et symbolique.
Evénement courant, le plus certain de tous.
Il y a trois choses pires que la mort: le regret du passé, la crainte du futur et l'oubli du présent.
Il ne s'agit pas ici d'instruction télépathique, mais de simple méditation. Souhaiter qu'on soit mort ou voir un mort est en général traduit comme une égide bienheureuse pour le défaillant ou pour l’individu qu'il voit distinctive de l’existence :
· Comment la fin d'une existence incarnée pourrait-elle faire quelque chose! Comment pourrait-elle faire autre chose que de fixer définitivement le sens de cette existence, de l'accomplir?
· Comment ce qui arrive à la fin peut-il réagir sur un déroulement antérieur, auquel, bien entendu, il n'a pas assisté.
· Si notre existence a eu, de par nos projets et notre volonté, un sens (être c'est se faire), comment la mort pourrait-elle effacer ce passé, faire que ce qui a été orienté ne le soit plus?
Problématique :
Est-il le même selon que l'on considère l'aspect objectif ou l'aspect,subjectif,de,la,mort?
Qu'en est-il de la mort de l'autre? La réponse est-elle la même selon qu'on admet que l'autre est transcendant, dans l'extériorité ou que la conscience porte l'autre en,elle?
Qu'est-ce qui disparaît quand on change? Qu'est-ce qui demeure? Peut-on alors dire qu’on sait ce qu'est la mort puisqu’on devient sans cesse autre que ce qu’on était ?
Est-ce de cette disparition dont parle le sujet: disparition du mouvement de l'existence, du sens, du devenir passé comme histoire qui nous a fait ce que nous sommes ou bien d'une disparition totale de ce devenir autre, de cette existence toujours par delà l'essence, de ce projet, de cette temporalisation comme avenir qui va au passé en passant par le présent qui n'est que la condition du sens?
Origine du sens: être orienté vers ce qui n'est pas encore, se transcender vers le monde, y introduire une signification.
Du point de vue objectif:
La,mort,biologique:Définir :Si la mort est la destruction totale de l'être vivant, alors tout de l'être vivant semble disparaître. Mais tout disparaît-il vraiment? (Le système vivant est finalisé: se nourrir et se reproduire:Qu’est-ce qui échappe à la mort?)
La mort biologique abolit-elle la vie ou participe-t-elle à la vie?
=> Mais notre existence est-elle concernée par ce sens? En quoi? Le sujet concerne notre existence: c'est de l'existence qu'il s'agit, de la conscience spontanée, réfléchie et morale.
Aspect subjectif :
La mort n'est rien d'observable, c'est l'opaque, car elle marque la fin de la temporalisation, de la conscience qui fait apparaître en s'apparaissant à elle-même.
Par la pensée on 'évoque la mort, la mort: celui qui se rend compte que ses instants sont comptés les trouve précieux, ce qui le renvoie au sens qu'il leur donne: la pensée de la mort serait ce qui introduit le sérieux dans l'existence et donc ne l'abolit pas, chaque fois que l'on sait que le temps imparti est limité.
Dans : Les fleurs du mal" de Baudelaire: la mort abolit-elle le sens de l'existence d'un artiste? Ne sommes-nous pas, en quelque sorte, tous des artistes?Mais l'origine du sens de l'existence, n'est-il pas, au fondement de toute transcendance la présence à soi.
Aussitôt lors que quelqu’un posture l'élément de la mort, l’éclairé comprend l’inquiétude du circonspect de la mort.
Dans la conception antique l'âme est considérée comme le principe de vie et de pensée de l'homme.
L'âme est donc principe d'animation du corps, un corps animé est donc un corps doté d'une âme, une matière vivante et consciente qui en cela se distingue d'une matière inerte
Pour les anciens il semble donc aller de soi qu'un être vivant et encore plus un être pensant comme l'homme soit considéré comme un corps matériel doté d'un principe de vie et de pensée et de conscience qui est l'âme.
La distinction de l'âme et du corps ne fait pas problème, elle est posée comme une évidence, comme un fait indubitable sur le quel chacun s'accorde.
Dans ce sens,Platon dit :
``Car c'est bien là une chose dont les autres risquent de ne pas avoir conscience. Que tous ceux qui s'appliquent à la philosophie et s'y appliquent droitement ne s'occupe de rien d'autre que de mourir et d'être morts ! Or, si cela est vrai, voici qui serait, conjecture déconcertant : avoir tout au long de sa vie cette unique chose à coeur, et, au moment même où elle arrive, se révolter contre ce que l'on avait précisément à coeur et à quoi on s'occupait depuis si longtemps
- La mort, pensons-nous que c'est quelque chose ?
- Oui, assurément,
- Se peut-il qu'elle soit autre chose que la séparation de l'âme d'avec le corps ? C'est bien cela, être mort : le corps séparé de l'âme en vient à n'être que lui-même en lui-même, tandis que l'âme séparée de corps est elle-même en elle-même
En effet si l'on peut dire que la mort n'est pas dénuée de sens
L'idée importante exprimée ici, c'est qu'il n'y a pas de coupure radicale entre la vie et la mort entre vivre et mourir.
Vivre n'est pas comme le croit le sens commun s'approprier un maximum de plaisir avant que la mort nous les reprenne, vivre c'est aller vers la mort, c'est donc tout autant mourir.
Pour conclure on peut déduire que :
Il ne faut donc pas fuir l'idée de la mort sous prétexte qu'elle est triste, mais chercher à la comprendre afin de l'aborder avec sérénité
Si donc, l'être vivant est vivant parce que son corps est doté d'une âme, c'est-à-dire d'un principe de vie, la mort consiste dans le retrait de ce principe donc dans la séparation de l'âme et du corps. Ainsi dans la mort l'âme reste seule et indépendante.
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