SAFI d'antan
A l?exception de rares documents, énigmatiques ou problématiques, nous ne disposons d?aucune source ou vestige surs, dignes d?être relevés et qui témoignent d?une activité concernant directement la ville à l?époque antique. Le dépôt monétaire de pièces romains trouvées dans la région et frappées à l?effigie de l?empereur valentinien, les fragments d?architecture, également romains, ne suffisent pas pour plaider en faveur de l?existence d?une ville sur le site.
Avant les romains,la cote de Safi a,par contre sûrement été fréquentée par les carthaginois ,comme cela est attesté par les fameux périples d?Hannon ;Mais le texte de ce périple pose,comme on le sait ,le problème très débattu de l pose,comme on le sait ,le problème très débattu de l?identification des lieux cités .Si des vestiges carthaginois se trouvent,au nord comme au sud de la ville ,on ne sait comment les relier à l?existence hypothétique d?un port .
Ainsi en est il des cippes et des sarcophages taillés dans la pierre, qui existent encore sur la plage du cap Beddouza (ex cap cantin).
Au sud de l?actuelle ville, à jorf lihoudi, le pied d?une statue géante, de facture carthaginoise semble-t-il, fut découvert vers 1950 et déposé en musée archéologique de rabat .cette statue, qui a peut être été dressée sur la falaise de « jorf lihoudi »pourrait avoir contribué à fixer sur place ce culte de géants, traditionnellement rendus par les musulmans et les juifs à la fois,à la tombe de douze mètres portant le nom de sidi danien .Survivant biblique liées à l?installation
Sur cette falaise d?une communauté juive ? Souvenir de la fréquentation de cette cote par les
Marins carthaginois ?
A l?arrivée des arabes, une autre tradition que nous citons pour mémoire rapporte que le fameux conquérant Oqba ibn nafi?, gagnant l?océan atlantique au bout de sa randonnée en Afrique du nord (676-677), aurait poussé à Safi son cheval dans les flots et, les mains au ciel, se serait écrié : O allah ! Sois témoin que j?ai atteint la limite du possible. Cette invocation,
Attestée par les plus anciens chroniqueurs de la poussée arabo-musulmane (ibn abd al-hakam au XIéme siècle et al-maliki au XIéme siècle) ne mentionne pas la ville ; cela a ouvert la voie large aux extrapolations tant et si bien que plusieurs ports atlantiques marocains s?approprient l?invention de Oqba
Laissons chacun rêver sur les titres de noblesse hystérique de sa cité et regardons de plus prés les faits à partir du XIéme siècle


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